HOMMAGE À ÉVELYNE AGOSSI ADOKO Épouse AMOUSSOU

Il est des vies qui ne se mesurent ni à leur durée, ni à leur éclat médiatique, mais à la profondeur de leur cohérence, à la noblesse de leurs engagements et à la trace silencieuse qu’elles laissent dans les cœurs et dans les institutions.
La vie de ÉVELYNE AGOSSI ADOKO épouse AMOUSSOU appartient à cette catégorie rare.

VIE PRIVEE

Née le 11 juin 1974 à Grand-Popo, dans le département du Mono, de père ADOKO Paul, Contrôleur d’Action Sanitaire à la retraite, et de mère feue KOUTHON Suzanne, Évelyne Agossi ADOKO a grandi à Cotonou, dans le quartier de Gbèdjromédé, au sein d’une famille fondée sur la rigueur morale, le sens du devoir et la foi catholique. Cette éducation exigeante et structurante a façonné une femme réservée, honnête, disciplinée et profondément attachée au travail bien accompli.

CARRIÈRE PROFESSIONNELLE, VIE FAMILIALE

Son parcours scolaire et universitaire témoigne de cette rigueur. Après ses études primaires et secondaires à Cotonou, elle obtient le Baccalauréat série C en 1997, avant de s’inscrire à l’Université d’Abomey-Calavi. Elle y poursuit avec détermination des études en sciences économiques, d’abord en Mathématiques-Physique (MP), puis à la FASEJEP devenue FASEG, où elle obtient successivement une Licence, une Maîtrise en Sciences Économiques, option Économie, puis un Master Recherche en Économie Industrielle, avec une spécialisation en économie de l’environnement au sein de l’École doctorale.

Parallèlement à son parcours académique, elle transmet son savoir en tant que professeur vacataire dans plusieurs lycées, collèges et universités privées de Cotonou, illustrant déjà son sens du partage, de la transmission et de l’exigence intellectuelle.

C’est dans cette période fondatrice de sa vie qu’elle s’engage également sur le chemin du mariage. Après une relation construite dans le respect des valeurs familiales et sous le regard bienveillant des parents, elle épouse en mai 2003 AMOUSSOU Yves Assou, avec qui elle bâtit un foyer fondé sur la foi, le respect mutuel et la stabilité. De cette union naît, en 2005, leur fille, AMOUSSOU Viridiana Essénam, à laquelle Évelyne voua un amour profond, attentif et protecteur.

Brillante économiste et Agent Permanent de l’État après sa réussite au concours de recrutement de la fonction publique, elle consacre plus de quinze années de sa vie au service de l’État béninois, dont une décennie à l’Observatoire du Changement Social, puis plusieurs années au Ministère du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale.

Chercheure, formatrice, Directrice de la Méthodologie et de l’Évaluation d’Impacts, puis, à partir de 2022, Cheffe du Département des Politiques et Programmes de Population, elle marque durablement l’administration publique par sa compétence technique, sa rigueur méthodologique, son sens élevé de la responsabilité et son intégrité sans faille. Elle n’a jamais servi par les discours, mais par le travail, la loyauté et la droiture.

Femme d’État respectée, elle fut aussi une épouse dévouée, une mère aimante, une sœur attentive et une aînée responsable, assumant très tôt des charges familiales avec maturité, générosité et sens du devoir.

FOI VÉCUE, DIGNITÉ GARDÉE

Mais au-delà de la professionnelle accomplie, Évelyne était avant tout une femme de foi. Chrétienne catholique fervente, elle vivait sa relation à Dieu dans la simplicité, la constance et la cohérence. Refusant toute compromission, toute corruption et toute facilité morale, elle croyait fermement que la guérison comme la réussite viennent d’abord de Dieu. Même dans la maladie, elle est demeurée digne, confiante et fidèle à ses convictions, choisissant la prière plutôt que le désespoir, la paix plutôt que la plainte.

Jusqu’à la veille de son rappel à Dieu, le 08 novembre 2025, elle est restée fidèle à son poste, fidèle à ses valeurs et fidèle à sa foi. Elle s’en est allée comme elle a vécu : dans le calme, la dignité et la lumière intérieure.

En elle, la Nation perd une servante loyale, l’administration une cadre d’exception, sa famille un pilier, et tous ceux qui l’ont connue, un repère discret mais profondément inspirant.

ÉVELYNE AGOSSI ADOKO épouse AMOUSSOU laisse derrière elle un héritage immatériel précieux :
celui d’une vie droite, utile, cohérente et féconde.

Que son exemple continue d’éclairer les consciences.
Que sa mémoire demeure vivante dans les cœurs.
Et que le Seigneur, qu’elle a servi avec fidélité, lui accorde le repos éternel.

Repose en paix, Évelyne.
Ton combat fut noble.
Ta vie, un témoignage.
Ton souvenir, impérissable.