Hommage à Euphrasie Sèlomè CAPO-CHICHI

VIE PRIVEE

Euphrasie Sèlomè CAPO-CHICHI incarne ces femmes rares dont la vie, discrète et droite, devient une leçon silencieuse pour les générations. Née le 10 décembre 1963 à Aplahoué, fille de feue TCHOBO Pascaline et de feu Justin CAPO-CHICHI, elle est issue d’une fratrie de six enfants — cinq filles et un garçon — et a grandi à Savalou, terre d’enracinement, de courage et de formation intérieure.

PARCOURS SCOLAIRE ET CARRIÈRE PROFESSIONNELLE

Dès l’enfance, Euphrasie se distingue par la constance de l’effort. À l’École Primaire Publique Zongo de Savalou, elle obtient son Certificat d’Études Primaires, posant les fondations d’une vie guidée par le sens du devoir et la détermination. Plus tard, à Cotonou, elle fait le choix lucide et exigeant de la dactylographie, discipline qu’elle embrasse avec sérieux et persévérance. Diplômée en 1979, elle ouvre ainsi la voie à une trajectoire professionnelle marquée par la rigueur et l’excellence.

En 1980, sa compétence et son sens de l’organisation lui valent d’intégrer la fonction publique au Palais de la République du Bénin, d’abord comme secrétaire à l’intendance, puis, de 1981 à 1992, comme secrétaire aux Services rattachés à la Présidence (Chiffres). Cette période forge une professionnelle respectée, fidèle aux exigences de l’État et aux valeurs de probité.

Animée par un profond sens du service, Euphrasie relève un nouveau défi en 1993 en réussissant le concours de la Police nationale. Affectée successivement au Commissariat central, à la SVO (Service des Voyages Officiels et de la Personnalité), à la DGPN, à Hilla-Condji, à la Direction de l’Immigration et à la Préfecture de Cotonou, elle sert la nation avec une droiture exemplaire jusqu’en 2009. En 2010, elle est remise à la disposition de sa famille en qualité de brigadier-chef, laissant derrière elle l’empreinte d’une carrière honorable, empreinte de discipline et de loyauté. Surnommée à juste titre « la dame de fer », elle impose le respect par la cohérence entre ses paroles et ses actes.

AMOUR MATERNEL, DIGNITÉ ET HÉRITAGE

Mais au-delà des titres et des fonctions, Euphrasie Sèlomè CAPO-CHICHI est avant tout une mère. Mère de trois enfants — Anita AGBO, Aurelle Veil Senan GOMEZ et Ariel Fortunatus Mahugnon GOMEZ — elle a transmis l’essentiel : l’amour exigeant, la patience, la dignité et le sens du temps juste. Éducatrice ferme mais juste, elle a su façonner des caractères solides, convaincue que tout ce qui dure se bâtit lentement, sans précipitation ni comparaison, dans la confiance et la persévérance.

Femme de principes, elle place l’amour au cœur de ses décisions, sans jamais transiger sur la loyauté et la droiture. Elle ne court pas après le luxe ; elle choisit la dignité. Toujours simple, toujours décente, elle veille en silence, assurant à ses enfants l’essentiel : la sécurité, l’encadrement et l’affection.

Aujourd’hui, cet hommage s’élève comme un témoignage de gratitude profonde.
Merci, maman, pour les sacrifices consentis, pour l’amour parfois sévère mais toujours juste, pour la force transmise et les valeurs héritées. Ce que nous sommes porte ton empreinte. Ce que nous deviendrons prolongera ton héritage.
Ton parcours honore ta famille, élève tes enfants et inspire tous ceux qui reconnaissent, dans la fidélité au devoir et la noblesse du cœur, la vraie grandeur.